III - Arythmies et Insuffisances Cardiaques, Pathologies remédiables aujourd’hui grâce des progrès chirurgicaux qui prolongent la vie

Publié le par Costard A. Plissonneau C. Lebreton C.

1 - Arythmies et leurs traitements non pharmacologiques

Définition : Perturbations du rythme cardiaque touchant sa fréquence et sa régularité, pouvant faire suite à une maladie ou des facteurs favorisants (médicaments)

Touchant la Fréquence :

Bradycardie :
 
Diminution du rythme cardiaque (< 50 Bpm)

BRADYCARDIES

Tachycardie : Accélération du rythme cardiaque (> 100 Bpm)

TACHY
FIBRIL


Touchant la Régularité :

EXTRASYSTOLES-copie-1

*L’Ablation
Ablation

La technique d’ablation consiste à appliquer un courant à haute fréquence (principe bistouri électrique) à l’aide d’une sonde placée par cathétérisme au contact de la zone où naît le trouble du rythme. L’impact électrique cautérise quelques millimètres de tissu cardiaque.
Ce traitement curatif (qui guérit) est particulièrement indiqué dans le flutter, la tachycardie atriale, les tachycardies jonctionnelles récidivantes et certaines formes de fibrillation atriale.

La procédure est en elle-même indolore. Elle est réalisée sous anesthésie locale (uniquement des points de ponction) et nécessite une hospitalisation de 2 à 4 jours.


*Le Pacemaker (Depuis 45 Ans)

pacemaker

Le Stimulateur cardiaque (pacemaker) a pour but de traiter les troubles de la conduction ou les troubles du rythme, qui n’ont pas été régulé par les traitements médicamenteux.
Il contrôle constamment le rythme et les battements cardiaques, détecte les anomalies et envoie des impulsions électriques plus ou moins régulières, selon si la défaillance est ponctuelle ou permanente, afin d’y remédier. Le pacemaker s’adapte également au rythme respiratoire pour que le patient ait une vie presque normale et puisse pratiquer une activité physique. La durée de vie d’un pacemaker est d’environ 10 ans.

Il est constitué de 2 éléments :

  • Le générateur d’impulsions qui envoient une impulsion électrique, provoquant sa contraction, dans l’oreillette, au nœud auriculo-ventriculaire (entre l’oreillette  et le ventricule), ou dans le ventricule
  • Les électrodes qui sont les fils conducteurs des impulsions électriques.

L’Opération :

L’opération s’effectue sous anesthésie locale. Un cathéter est inséré dans un vaisseau sanguin, grâce à un fluoroscope, il est inséré à l’intérieur du cœur, ensuite les électrodes sont fixées sur la paroi intérieure. Enfin, elles sont testées, le chirurgien demande au patient de tousser et de prendre de profondes respirations. Une fois bien placées, elles sont reliées au générateur d’impulsions qui est après glissé sous la peau dans la partie supérieure du thorax ou de l’abdomen. Le patient peut sentir une légère pression. Après implantation, le patient reçoit un carnet, preuve qu’il a été implanté d’un pacemaker.
 
*Le Défibrillateur Cardiaque
défibrillateur

Le défibrillateur cardiaque est le seul recours lors d’un arrêt cardiaque, de relancer le cœur qui est en fibrillation ventriculaire. En effet, cet appareil permet grâce à des impulsions électriques d’exciter tous les fibres du cœur simultanément de sorte que le nœud sinusal puisse de nouveau générer régulièrement ses impulsions.


Ce générateur est constitué 2 palettes conductrices qui transmettent l’électricité arrivant jusqu'au cœur, ce qui va en quelque sorte le réinitialiser sur le plan électrique. Lorsque les palettes sont collées sur la poitrine du patient, l'appareil établit tout d'abord un diagnostic, puis il calcule et détermine les paramètres du choc à délivrer en fonction de la taille du thorax et de la phase respiratoire car

  • un choc trop faible ne suffirait pas à défibriller correctement ou
  • un choc trop important risquerait d'endommager le cœur.
     

*Le Défibrillateur Implantable

DAI
Le traitement indiqué devant une mort subite est le Défibrillateur Automatique Implanté (DAI). Il est destiné au traitement des troubles graves du rythme ventriculaire pour lesquels les traitements par antiarythmiques ne fonctionnent pas.
Sa mise en place nécessite une anesthésie générale. C’est un dispositif ayant pour fonction de détecter et de traiter automatiquement la fibrillation ventriculaire.
Il est composé de sondes (une ou plusieurs) reliées au muscle cardiaque et d’un boitier contenant une pile, un condensateur et un circuit électronique.
Le boîtier est implanté au niveau de la partie supérieure du thorax ou de l'abdomen et des électrodes sont introduites par l'intermédiaire des veines.
Ceci permet l'analyse permanente du rythme cardiaque mais aussi un traitement si le cœur ne bat pas assez vite ou s'il est trop rapide (stimulation, ou choc électrique afin de casser le rythme pris par le cœur). Après implantation, le médecin teste la fonctionnalité de l'appareil et remet un carnet au patient indiquant qu'il porte un défibrillateur


2 – Insuffisance Cardiaque et ses traitements non pharmacologiques

Définition : Il y a insuffisance cardiaque quand le cœur ne peut plus effectuer correctement son travail de pompe : il n'assure plus le débit sanguin nécessaire pour couvrir les besoins de l’organisme en oxygène

Deux Mécanismes :

2 MECANISMES

Deux Insuffisances Cardiaques :

Les deux processus sont souvent liés à une insuffisance cardiaque globale.

*IVD, Insuffisance Cardiaque Droite :

Le cœur n’arrive plus à éjecter le sang vers les poumons, il y a donc un ralentissement de la circulation (= stase), ce qui provoque une augmentation du diamètre des veines jugulaires (veines redescendant de la tête), un grossissement douloureux du foie et l’apparition d’œdèmes aux membres inférieurs.
 

*IVG, Insuffisance Cardiaque Gauche :

Augmentation de la pression sanguine pulmonaire (car l’oreillette ou le ventricule gauche ne fonctionnent pas correctement.).
Les poumons ont une hausse de la pression pulmonaire, et au bout d’un temps, les capillaires pulmonaires se musclent pour augmenter la pression sanguine et pour essayer de réguler l’afflux de sang ce qui provoque une hypertension artérielle pulmonaire (HTAP) qui va se répercuter sur le ventricule droit du cœur, puisqu’il doit envoyer de plus en plus de sang vers les poumons.
De plus, la diminution de la pompe cardiaque provoque une diminution du débit cardiaque avec des répercutions sur les organes en aval, notamment sur les reins.
Les symptômes ressentis sont essentiellement la fatigue et la difficulté à respirer ou dyspnée. Mais à un stade de plus, brutalement, le malade essoufflé peut même avoir une sensation angoissante d’étouffement. C’est l’œdème aigu du poumon.


Au niveau du cœur droit et gauche :

Pour compenser sa défaillance, le cœur va essayer de réagir en accélérant son rythme et en distendant ses cavités provoquant ainsi une perte d'étanchéité des valvules. Le pouls est accéléré. L'auscultation fait entendre un bruit de galop (rythme à 3 temps) et parfois un souffle systolique.
L'insuffisance cardiaque globale résulte de l'association à l'insuffisance ventriculaire gauche d'une insuffisance ventriculaire droite. Les symptômes associent les signes respiratoires de l'insuffisance ventriculaire gauche à la surcharge veineuse de l'insuffisance ventriculaire droite.
D'autres signes s'ajoutent comme une insuffisance rénale, des troubles digestifs, des troubles neurologiques. Dans sa forme aiguë et majeure, l'insuffisance cardiaque globale réalise le choc cardiogénique: tachycardie, pâleur, sueurs, collapsus.


L'association cardiologique américaine de New-York a établi des critères pour chiffrer l'importance du handicap en quatres Classes et la nature des traitements correspondant aux patients souffrant d'insuffisance cardiaque en 4 Classes (NYHA).

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Examens et analyses complémentaires

D'autres examens sont nécessaires en milieu spécialisé : examens hémodynamiques, cathétérisme, radiologiques (coronarographie), biologiques, histologiques, bactériologiques, parasitaires, immunologiques, etc.


Evolution de la maladie et complications

L'évolution de l'insuffisance cardiaque chronique est grave dans l'ensemble. Les poussées sont de moins en moins sensibles au traitement. La mort peut survenir lors d'un épisode de surinfection pulmonaire, d'un trouble du rythme cardiaque ou d'une embolie pulmonaire

 

Traitement

Il repose sur des conseils d'hygiène de vie, sur un repos considérable, un régime appauvri en sel et de la prise de médicaments.

Le défibrillateur automatique implantable, la transplantation cardiaque et le coeur artificiel sont les ultimes méthodes de traitement.


*La Transplantation Cardiaque


C’est l’intervention de la dernière chance, mais qui se heurte à une pénurie de greffon. En effet, il n’y a que 300 à 350 transplantations cardiaques en France (dont 16 au CHU de Rennes en 2009). Devant cette pénurie, un patient a 20% de chances de mourir en attente de greffons. Le perfectionnement des techniques concernant le choix des cœurs prélevés, le suivi postopératoire, le traitement antirejet permettent néanmoins de disposer d'une expérience et de résultats étonnants.

 

Pourquoi une transplantation cardiaque ?

 coeur transplanté

La transplantation cardiaque est une intervention lourde, responsable d'une mortalité non négligeable et qui implique un risque vital en cas de rejet avec un coût non négligeable.

 Causes nécessitant une greffe cardiaque :

  • Une maladie du muscle cardiaque (cardiomyopathie dilatée : 40%) ;
  • Une anomalie des valves cardiaques dans 6 % des cas ;
  • Echec d’une précédente transplantation cardiaque (4%)
  • Les personnes ayant essayé tous les traitements possibles sans résultats.
  • Une insuffisance cardiaque terminale (=le cœur est incapable d'effectuer correctement son travail de pompe pour faire circuler le sang malgré un traitement bien conduit)

A ce stade, le risque de décès à court terme, par trouble du rythme ou œdème pulmonaire est très élevé (50 % à un an) et le moindre effort se révèle impossible, ce qui entraîne un handicap majeur. La greffe permet au malade de retrouver son autonomie et une espérance de vie appréciable.

 

Après un bilan pour vérifier les indications et contre-indications à la greffe, le candidat est inscrit sur la liste d'attente de son centre de transplantation et son dossier administratif est transmis à l'Agence de Biomédecine, qui centralise les données. Les contre-indications sont notamment les cancers, les maladies graves comme la Tuberculose, les patients de plus 65 ans. Mais si un cœur compatible est disponible, le malade devra être opéré dans un délai de quelques heures souvent de 4 heures (temps d’ischémie). La durée moyenne d'une intervention de greffe cardiaque est de 9 heures.
 

Le cœur prélevé est un cœur d’un patient en état de mort cérébrale qui est sous fonctions respiratoires & circulatoires artificielles. Un bilan est réalisé pour déterminer le groupe sanguin, évaluer l'état du cœur et vérifier l'absence d'infections transmissibles décelables. 

Afin de prélever le coeur, le chirurgien ouvre le thorax en découpant le sternum (comme lors d'une intervention de pontage aorto-coronaire par exemple) puis examine le cœur. Celui-ci doit se contracter normalement et ne doit pas comporter de signe de contusion.
Le cœur est alors "débranché" puisque l'aorte  et les veines caves sont disséquées et le cœur es
t arrêté à l'aide d'un liquide administré par la racine de l'aorte (liquide de cardioplégie).
Le coeur est ensuite enlevé après avoir sectionné les vaisseaux connectés au coeur : les veines caves, les veines pulmonaires, l'aorte et l'artère pulmonaire.
Le coeur est immédiatement immergé dans une solution de sérum froid dans un contenaire stérile (température de 4°C) et transporté le plus rapidement possible vers l'hôpital du receveur. 
 
 transplantation cardiaque 2
 
Après avoir ouvert le thorax en coupant le sternum (sternotomie), le chirurgie place le malade sous circulation extracorporelle. Après avoir clampé l'aorte et les veines caves, le cœur malade est alors enlevé, en laissant en place une partie des oreillettes droites et gauches, où s'ébouchent les veines. Cela permet au chirurgien de ne pas avoir à ré-implanter les veines, ce qui évite de nombreuses complications. 
Le cœur du donneur peut alors être mis en place. La technique opératoire comporte alors 4 points d'encrage : l'oreillette gauche, l'oreillette droite, l'aorte et l'artère pulmonaire.

L'oreillette gauche du receveur est cousue à la partie complémentaire de l'oreillette gauche du cœur du donneur, de même pour l'oreillette droite.
Puis, l'artère pulmonaire du receveur est "branchée" à son emplacement, à la sortie du ventricule droit du donneur, de même que l'aorte.

Le cœur du donneur est alors purgé et l'air est totalement évacué. Le greffon reçoit alors du sang et la circulation extra-corporelle est débranchée après s'être assuré que le cœur fonctionnait bien.

A la suite d’une greffe, le patient doit venir très souvent à l’hôpital car un suivi post opératoire est indispensable notamment pour le traitement immunosuppresseur qui permet au corps de ne pas rejeter le greffon. Cependant, des effets secondaires sont ressentis 10 à 15 ans après l’intervention.

Le délai d’attente pour une transplantation cardiaque est très long, de plus certains patients restent d’autant plus longtemps sur la liste d'attente, car ils appartiennent à un groupe sanguin rare, comme les groupes B et surtout AB. Cependant, les progrès des techniques prenant en charges les patients souffrant d’insuffisances cardiaques terminales permettent de combler le manque de greffons temporairement en attente d’une greffe.

 

*Le Cœur Artificiel
Coeur Artificiel

L'intervention dure un peu près 4 heures et a pour but :

  • Soit de récupérer (rare)
  • Soit en attente d’une greffe
  • Soit d’être définitif et remplacer le cœur (pathologique)

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L
Bonjour ce n'est pas une critique bien au contraire mais un appel à l'aide Faisant op souvent des arythmies ou mon coeur monte en pulsations jusqu'à 16 je suis traitée par cordarone mais les<br /> criques devenant plus fréquentes il est question de pose d'un pacemaker qu'en pensez vous merci à vous et bien cordialement
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